Coupes d'Europe · 4 juillet 2026
PSG années 90 : les grandes soirées européennes à retrouver
Ginola, Weah, Rai... Oubliez QSI deux minutes et plongez dans les grandes nuits du Parc des Princes quand le PSG était le poil à gratter de l'Europe entière.

Si le PSG d'aujourd'hui s'acharne à empiler les stars mondiales à coups de chèques en blanc, celui des années 90, l'ère bénie de Canal+, empilait surtout les frissons et les exploits retentissants. De 1993 à 1997, le Paris Saint-Germain n'était pas juste un club, c'était l'équipe qui faisait faire des cauchemars à toute l'Europe, le poil à gratter officiel des cadors du continent. Au Parc des Princes, l'odeur des fumigènes se mélangeait à un talent brut, presque insolent. Et bon sang, les enfants, qu'est-ce que ça jouait bien au ballon !
Pour tout amateur d'archives rétro, le PSG d'Artur Jorge puis de Luis Fernandez est une mine d'or inépuisable. Revivre un match de foot entier de cette époque, c'est s'offrir une leçon d'esthétisme et d'abnégation. Comment ne pas parler du fameux 18 mars 1993 ? Le quart de finale retour de Coupe de l'UEFA face au grand Real Madrid de Butragueño et Michel. Battus 3-1 à l'aller, les Parisiens retournent le Parc des Princes. Le but de Ginola, l'explosion de Valdo, et bien sûr, à l'ultime seconde, ce coup franc frappé par Valdo et repris d'un coup de casque titanesque par Antoine Kombouaré. Le "Casque d'Or" fait basculer Paris dans la folie douce (4-1).
L'année suivante, c'est le Bayern Munich qui en fait les frais en Ligue des Champions. Le but stratosphérique de Mister George Weah sur la pelouse de l'Olympiastadion reste l'un des plus beaux de l'histoire de la compétition. Il efface trois défenseurs bavarois avec une puissance féline avant de nettoyer la lucarne d'Oliver Kahn. Et que dire de la victoire finale en Coupe des Coupes 1996 face au Rapid Vienne ? Ce coup franc de Bruno N'Gotty frappé avec la force d'un buffle, les arabesques de Youri Djorkaeff, et la classe naturelle de Rai qui soulève le trophée. Se refaire une soirée européenne du PSG de cette décennie, c'est admirer la poésie du capitaine brésilien, l'élégance absolue de David Ginola et la hargne de Vincent Guérin. Un football champagne, vertical, généreux, qu'il fait bon déboucher sans modération au fond de son canapé. N'hésitez pas à fouiller dans nos fichiers pour vous constituer la parfaite vidéothèque rouge et bleu.